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95 % des entreprises françaises d'au moins 10 salariés sont équipées d'ordinateurs connectés à Internet et 62 % disposent d'un site Web, selon une note rendue publique par l'Insee. En 2003 77% des entreprises de 10 à 19 salariés étaient connectées, aujourd'hui cela représente 92% tout de même. En outre, le haut débit s'est généralisé depuis puisque 86 % des entreprises d'au moins 10 salariés disposent aujourd'hui d'ADSL.
Les sites de partage vidéo ont vu exploser leur audience, tout comme leurs ennuis depuis un peu plus d'un an. Depuis Robert Tur en juillet 2006 jusqu'à Viacom ou Canal Plus, les plaintes se multiplie à leur encontre . C'est vers le leader du secteur que convergent la plupart d'entre elles. Si Youtube a signé plus de partenariats avec des fournisseurs de contenus qu'il n'a récolté de plaintes, cela représentent un risque financier considérable pour lui. Notamment à cause de Viacom, qui lui réclame 1 milliard de dollars.


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Découvrir la mode et son histoire en 2 clics

La préhistoire de la mode

À l'époque baroque

Alors que pendant la guerre de Trente Ans la mode était plutôt variée, la cour du Roi Soleil fut à l'origine d'une évolution importante.

La mode masculine avait alors un côté « féminin », les hommes portaient des « habits de femmes ». Au début de cette période, les vêtements incarnaient la facilité, la liberté et ils étaient marqués par une apparence pittoresque. Des règlements qui existaient depuis le XIIIe siècle déterminaient la mode : rédigés dans les communes par des magistrats et des seigneurs, ils avaient pour but de conserver les bonnes mœurs, aider la propre industrie, se protéger des influences étrangères et de luxe inutile, mais le but principal était de conserver les différences des classes.

Les femmes portaient des cols plus effilés, car le décolleté était élargi jusqu’aux épaules. Elles portaient le plus souvent des jupes en forme de cloches et des corselets avec un grand décolleté. Les manches arrivaient jusqu’aux coudes au maximum. À la maison chaque femme portait un manteau de maison. En France et en Angleterre, les femmes se protégeaient le visage avec un masque, et beaucoup plus tard avec un voile. L’Italie et l’Allemagne ne se sont pas ralliées à cette coutume. Autour du cou, les femmes aimaient bien se mettre un col en four, qui était appelé « petit four aux puces », parce qu’on pensait qu’il était destiné à attirer les insectes. Contrairement aux italiennes, les femmes en Espagne, Allemagne, France et Angleterre ne montraient jamais leurs vrais cheveux. La minceur générale des femmes était soulignée par les corselets, qui étaient munis de ressorts d’acier d’une longueur d’un demi-mètre. À la fin du XVIIe siècle les premières « mouches » apparurent sur les visages des femmes.

du XVIIIe au XXe siècle

Le monde pré-industriel n'était pas indifférent à l'apparence, mais celle-ci avait pour fonction de théâtraliser la hiérarchie sociale. À l'opposé du rejet contemporain de l'uniforme, la coutume assignait à chacun son habit en même temps que son rang social. Jusqu'au XXe siècle, le vêtement de la femme change peu dans sa ligne générale, sauf lors du Directoire, mais les vêtements des courtisans frappent par leur splendeur. Le grand seigneur porte sur son dos sa richesse foncière, pour la montrer, au risque de la dilapider. L'indépendance d'esprit de l'aristocratie se manifeste à certaines époques par la mise en valeur libertine du corps.

En France, c'est au XIVe siècle que commencent à se diffuser dans le pays les usages vestimentaires de la Cour. La haute couture parisienne sera l'héritière de ce phénomène. Mais la noblesse est protégée de toute véritable immixtion par ses privilèges, y compris celui de porter talons rouges. Peu avant la Révolution française, des almanachs de mode illustrés font connaître la mode de Paris aux lectrices de province et d'Europe. Le même phénomène s'était produit un peu plus tôt en Angleterre. C'est là l'apparition de la presse de mode, ce vecteur essentiel de la libéralisation de l'habit.

Avec les sans-culottes, le vêtement prend une signification politique. Rayures et pantalons pervertissent les codes vestimentaires de l'Ancien Régime. Du côté royaliste, Muscadins à la chute de Robespierre, Merveilleuses et Incroyables sous le Directoire, préfigurent le dandysme, voire les futures tribus urbaines. Mais l'accent demeure évidemment mis sur l'appartenance à une élite aristocratique : le droit à l'excentricité est lui-même un privilège.

L'empire de l'éphémère : haute couture et confection

La mode se constitue réellement avec l'invention de la haute couture qui, tout en recrutant sa clientèle parmi les élites classiques, n'a cessé de mettre en scène sa proximité avec la nouvelle aristocratie des artistes. Le créateur de mode réussit à s'imposer comme un « artiste du luxe », selon l'expression de Lipovetsky dans L'Empire de l'éphémère.

Au XIXe siècle, Charles Frédéric Worth invente les mannequins vivants et, au début du XXe siècle, Jeanne Paquin les défilés de mode. Il existait une vingtaine de maisons de couture à Paris en 1900 (une centaine en 1946, 14 actuellement après les dernières fusions). Le grand couturier n'est plus un artisan au service de ses clients, il fait partie de leur monde, un monde plus mélangé qui se constitue sous le second Empire et se cherche une âme en même temps qu'une légitimité. Avec le dandysme, théorisé par Baudelaire, il les trouve : la correction de l'élégance tient lieu de naissance, tant l'esthétique constitue en fait une éthique, inimitable pour celui qui n'est pas déjà un élu.

Au début du XIXe siècle, la confection (le futur prêt-à-porter) apparaît, en même temps que les grands magasins. Elle sait populariser la mode, utiliser des imitations bon marché des matières nobles. Elle possède ses propres créateurs talentueux, comme Cacharel ou Jean-Paul Gaultier. Depuis la création par Yves Saint-Laurent de sa collection Rive gauche, on peut parler d'un prêt-à-porter de luxe, qui n'est pas un simple succédané de la haute couture. La haute couture, qui travaille pour un nombre très réduit de clientes, semble hésiter entre le statut d'art pur et celui d'un outil de promotion pour les accessoires de mode et les parfums.

Pour se diffuser, la mode a su faire alliance avec l'image, de l'illustration à la télévision. Coco Chanel conclut en 1930 un accord avec Samuel Goldwyn pour habiller les stars d'United Artists. À partir de 1985, les top models deviennent des vedettes médiatiques à part entière.

Le grand brouillage

Après la Seconde Guerre mondiale, la production est surtout marquée par l'émancipation du corps de la femme, préparée par Paul Poiret, puis Coco Chanel, l'invention des « jeunes » et l'industrialisation accrue. La démocratisation du vêtement va de pair avec une prolifération des mouvements de mode adolescents, inséparables des courants musicaux. Il n'est plus si facile de réduire la mode au prestige d'une élite définie, serait-ce celle du spectacle, ni au souci de distinction au sens sociologique du terme. L'anglais différencie utilement ce qui est de l'ordre de la mode bourgeoise, ou fashion, et ce qui est vécu comme subversif, ou fad.

Grâce aux médias, la caste spectaculaire, vedettes, artistes et, finalement, top models, fournit à la société des modèles de consommation. Cette bourgeoisie de l'apparence appartient toujours, en fait, à la réalité socio-économique, mais semble en être détachée. De plus, le rapport de la mode à la rue est devenue complexe. Qui imite qui ?

On peut, en effet, noter que le port de tel ou tel vêtement, de tel ou tel accessoire, devient souvent à la mode après qu'une personnalité (people, acteur, top-model, etc.) l'a porté. C'est ainsi que sont devenues à la mode de nombreuses façons de se vêtir. Par exemple :

* le port du T-shirt s'est rapidement développé après que les acteurs de cinéma John Wayne, Marlon Brando et James Dean en ont porté à la télévision. Le public fut tout d'abord choqué, pour finalement l'accepter avec le temps.
* Le port du bikini a pris un essor très important lorqu'en 1956, Brigitte Bardot le rendit populaire dans le film « Et Dieu… créa la femme » dans lequel elle le portait en toile vichy.
* Le port du col roulé s'est rapidement développé après que l'acteur de cinéma Noel Coward en ait porté.
* Le sac conçu par la société Hermès, est devenu très à la mode sous le nom de sac Kelly après que la princesse Grace Kelly l'a porté. La photo publiée par la revue Life magazine en 1956 qui montrait Grace Kelly cachant sa grossesse derrière un grand sac Kelly fut à l'origine de ce mythe.
* Le top à col roulé présentant un décolleté est devenu à la mode après que la Princesse Stéphanie de Monaco se soit fait photographiée, ainsi vêtue.

Dans les années 1960, l'uniformité était plus manifeste que la volonté de se distinguer, qui sert de grille d'interprétation aux sociologues de la mode, depuis Georg Simmel (1904). Le jeans triomphe en France à partir de 1967. Il constitue bientôt l'uniforme de la jeunesse mondiale, garçons comme filles. C'est paradoxalement là une façon de revendiquer l'individualité et la décontraction, en rejetant le vêtement « bourgeois ». Dans les années 1980, la différenciation reprend ses droits : le futur critique d'art télévisuel Hector Obalk (alias Eric Walter), Alain Soral et Alexandre Pasche rencontrent un succès certain en expliquant[2] (avec humour) « aux parents » ces mouvements de mode en concurrence les uns avec les autres. Minets pops, hippies, BCBG (Bon Chic Bon Genre), baba cools, punks, New Wave, pirates, etc. Ils dressent une anthologie, restée unique, des différences modes (vestimentaires et culturelles) de 1964 à 1984. L'ouvrage comprend leur description (panoplie dessinées) mais aussi leur génèse par rapport aux normes établies par les parents ou les grands frères : passage du conformisme petit bourgeois des années 1960 à l'anti-conformisme hippy ou gauchiste des années 1970 ; passage de l'anti-conformisme baba au nihilisme punk, puis au culte de l'artificiel New Wave.

La compétition dans les looks semble cependant s'être calmée au profit de l'éclectisme inspiré de la world music. On notera aussi le succès de la silhouette sportive à l'américaine : survêtement, T-shirt, casquette et chaussures souples. Enfin, dans les années 2000, l'aspect des vêtements tend à devenir moins important que la marque, expression du pouvoir d'achat du consommateur.

La mode contemporaine exprimerait à la fois une certaine attitude grégaire et le rejet de toute appartenance à une catégorie déterminée. L'adolescence est une classe qui n'en est pas une, une classe d'âge éphémère. L'élite des médias semble vivre dans un monde irréel, instable. Il en va de même pour les mannequins. Comme il existe aussi une fascination récente pour le monde gay, qui conteste les rôles sexuels traditionnels.